Des animaux, des paysages, des moments magiques… Les passagers reviennent du safari-croisière en Afrique australe avec des étoiles et des images plein les yeux. S’il fallait n’en garder qu’une poignée (ce qui est impossible !), voici dix photographies en forme de cartes postales.
La preuve, vue d’hélicoptère. Le plus grand arc-en-ciel se trouve, quasiment quotidiennement, au-dessus des chutes Victoria (1,7 kilomètre de long) entre Zambie et Zimbabwe. En fait, il s’agit d’une multitude d’arcs-en-ciel rayonnant sous le soleil dans le nuage d’embruns qui domine les chutes et peut s’élever jusqu’à trois cents mètres de haut.
Noir et blanc sur fond vert et camaïeu de bleus. Dans le parc national de Matusadona (Zimbabwe), des zèbres échangent un regard avec le visiteur. En guise de décor, l’étendue des prairies, du lac Kariba , le cinquième plus grand lac artificiel au monde (220 kilomètres) et des montagnes environnantes.
Méfiez-vous des apparences. L’hippopotame ne baille pas, il rugit de puissance. S’ouvrant à 150 degrés, parfois sur plus d’un mètre de haut, sa puissante gueule est dotée de dents aussi effilées que des sabres. Elles peuvent atteindre près de cinquante centimètres de long et broyer un canot comme s’il s’agissait d’un fétu de paille. Le maître des eaux marque son territoire dans un cri silencieux.
Au cœur d’Impala Island, derrière les palissades qui protègent du vent, le village s’est rassemblé sous le baobab centenaire. C’est l’heure de la réunion et de la danse dans un festival de couleurs. Il y a de la place pour tous : les femmes, les enfants et, même, les visiteurs. L’enthousiasme, les pas des danseurs et la musique soulèvent la poussière du sol.
L’eau source de vie et de jeu. Tous les jours, les éléphants rejoignent la rivière Chobe pour s’y désaltérer. Ils avalent quotidiennement près de 140 litres d’eau. Pour les troupeaux, les familles, c’est aussi l’occasion de s’asperger et de se retrouver dans ce qui ressemble à un bain de bonne humeur.
Le temps semble s’être arrêté. Vous êtes sous surveillance. Vous voilà, à peine quelques mètres, d’un lion que rien ne semble perturber. Impassible, un rien ébouriffé, avec ses allures de père tranquille, le seigneur de la savane, campé en plein milieu du parc national de Matusadona, en impose. Reste à savoir si son regard est perdu dans le vide ou délicieusement posé sur vous.
En France, existe l’expression « se jeter dans la gueule du loup ». En est-il de même en Afrique avec celle du crocodile ? Pas sûr.
L’impressionnante bouche du reptile (entre soixante et quatre-vingts dents acérées comme des couteaux) n’est pas qu’une redoutable menace. Lorsqu’il reste longtemps au soleil, l’animal l’ouvre pour se ventiler et faire ainsi baisser sa température.
Vous reconnaîtrez facilement la silhouette de cet oiseau, ici, encore plus vêtu de noir que d’habitude. Pas la peine d’aller sur le lac Kariba pour croiser un cormoran toutes ailes déployées, se séchant au vent. Pas sûr par contre que, au plus près de chez nous, le jour tire souvent sa révérence avec autant d’élégance et de poésie.
Bienvenue à Cascades Lodge. Ses huit bungalows sont situés sur un îlot privé dont seuls quelques grognements d’hippopotames, de discrets voisins, troublent la quiétude. Au bord du fleuve qui s’en va jusqu’au Mozambique, aux frontières de trois pays (Zimbabwe, Botswana et Namibie), ce luxueux camp de base ouvre d’emblée la porte sur un autre monde.
Jeu d’ombres sur le lac Kariba. Quand la nature fait illusion… Dans le contre-jour, entre noir et blanc, deux impalas semblent s’unir pour ne former qu’un étrange animal, comme s’ils étaient cousus l’un à l’autre par le silence du petit matin. La ligne d’horizon, fragile couture entre la terre et le ciel, les porte comme un fil invisible.
Journaliste, Philippe Marcacci connaît bien les navires et les destinations de CroisiEurope. Il a accompagné de nombreuses croisières.